Antibes Juan-les-Pins : deux noms pour une seule commune aux multiples visages, au coeur de la mythique Côte d’Azur.
Le rêve au rendez-vous, port Vauban, où les plus luxueux navires du monde contemplent du quai des Milliardaires le Fort-Carré (1), qui rappelle quelques-uns des épisodes les plus prestigieux de l’histoire d’Antibes. Devant le quai où Guy de Maupassant vint souvent jeter l’ancre avec son “Bel Ami”, sous la garde tutélaire du « Nomade », impressionnante sentinelle du sculpteur Jaume Plensa (2), le Bastion Saint-Jaume, magnifiquement adossé aux remparts voûtés hérités de Vauban, abrita longtemps une tour de défense qui protégeait, avec le fort, l’anse Saint-Roch des barbaresques et autres ennemis. Témoin du départ pour les Croisades et de la geste maritime d’Antibes, l’espace s’offre désormais dans toute son authenticité retrouvée.
Vous entrez par la Porte marine (3) qui fut pendant des siècles, quand les remparts entouraient Antibes, la seule ouvrant sur le port. A droite, longeant la Courtine (4), le boulevard d’Aguillon, l’une des artères les plus animées d’Antibes et l’espace d’exposition des “Bains-Douches”, installé dans les anciennes casemates. La fontaine d’Aguillon (5), tout comme celle de la rue Clémenceau (6), rend hommage au brigadier du corps royal du Génie, qui donna à Antibes une eau “pure et limpide” en restaurant l’aqueduc romain de Fontvieille.
Depuis la rampe des Saleurs, ainsi nommée car les pêcheurs d’antan y salaient leur poisson, la promenade Amiral de Grasse (7), où vécut Nicolas de Staël, déroule la splendeur de son panorama.
Le tracé des remparts suit l’ancien chemin de ronde construit sur les plans de Vauban. C’est la plus ancienne partie d’Antibes, riche de trois mille ans d’histoire, ce qu’attestent quelques restes des antiques murailles romaines. L’histoire est partout au rendez-vous avec la Place du Révély (8), la Chapelle du Saint-Esprit, la maison natale de Jacques Audiberti, la Cathédrale, les Tours “sarrazines” et l’antique Château Grimaldi (9), devenu musée Picasso et temple de la “joie de vivre”. A deux pas du Bastion Saint-André (10), gardien des vestiges terrestres et sous-marins de l’antique Antipolis, le buste de Victor Hugo témoigne de l’émerveillement du poète.
En contrebas, la commune libre du Safranier abrite la petite maison de Nikos Kazantzaki, auteur “d’Alexis Zorba”.
Petit jeu de ruelles étroites où le soleil joue avec les frondaisons et où se plurent à musarder Prévert, Mistinguett, Jünger, Hartung ou encore Graham Greene.
Découvrez la fontaine de la Tourraque et l’ancien lavoir (11), où les Antiboises du temps jadis faisaient leur lessive. Antibes éternelle avec le portail de l’Orme (12), ses restes d’enceinte gréco-romaine et son musée des “Arts et traditions populaires”, le tout dans un lacis de ruelles aux noms évocateurs. Le Marché provençal du cours Masséna, l’un des plus renommés de la Côte d’Azur, étale chaque matin ses riches éventaires, festival de senteurs et d’accent. Les bâtiments qui longent ce marché sont très anciens et constituaient au Moyen-Age ce que l’on appelait “la Bourgade”. Le musée Peynet et du dessin humoristique, face à la colonne de la Place Nationale (13) offerte à la ville par Louis XVIII, est une invitation au rêve et à la fantaisie, avant de déambuler dans les rues ombreuses de la vieille ville. Admirez la chapelle Saint-Bernardin (14) construite en 1513, la fontaine de Fontvieille (15) ou encore la porte de France (16), qui marqua la frontière de la vieille ville avant que les remparts ne soient arasés, à la fin du XIXe siècle pour construire la nouvelle ville et la place De Gaulle.