A partir du petit port de la Salis (23), le chemin du calvaire mène au sanctuaire de la Garoupe. Depuis la nuit des temps, les pèlerins se recueillent devant les petits oratoires évoquant le “Chemin de croix” (24). La chapelle de la Garoupe (25) abrite Notre-Dame de la Garde et Notre-Dame de Bon-Port, dont la nef est tapissée d’ex-voto essentiellement marins, qui sont autant de fenêtres ouvertes sur la petite et
grande histoire d’Antibes. Sur le plateau, une table d’orientation permet de mieux comprendre le magnifique point de vue que le regard embrasse. A deux pas, le petit oratoire de “Notre-Dame des Amoureux protégeant les foyers”, créé par Raymond Peynet.
Le phare de la Garoupe (26) est l’un des plus puissants de la région. Au pied de la colline s’étale, nonchalante, la baie de la Garoupe (27), célèbre par la beauté de ses plages où aimait à se promener Colette, s’émerveillant du “sable tantôt frais, tantôt tiède à ses pieds inutiles”. Au départ de la plage, le chemin piétonnier de Tire-Poil (28) s’étire au long d’une multitude de petites criques pour pêcheurs et amateurs de bains de soleil.
Le promeneur y côtoie les prestigieuses propriétés de cet espace privilégié qui longe la “Baie des milliardaires”. Parmi ces somptueuses villas aux jardins luxuriants, Eilenroc (29), construite sur les plans de Charles Garnier, architecte des opéras de Paris et Monte-Carlo, offre au visiteur, les essences rares de ses jardins et ses milliers de roses nées à Antibes.
Entourée d’un magnifique parc complanté d’essences méditerranéennes, la tour du Graillon abrite les salles du musée Napoléonien (30). C’est le dernier vestige d’une batterie mise en état de défense par le jeune général Bonaparte, qui fut un temps l’hôte d’Antibes. L’hôtel du Cap-Eden Roc est l’un des plus luxueux du monde. Inauguré en 1870, il fut le premier de la Côte d’Azur à ouvrir pour la saison d’été. Rita Hayworth, Marlène Dietrich, Charles De Gaulle, Alain Delon, Sharon Stone, Clint Eastwood, Georges Clooney, Brad Pitt... et tant d’autres encore y ont séjourné. Le jardin Thuret (31) fut créé en 1856 par le botaniste Gustave Thuret. Il y acclimata nombre d’essences jusqu’alors inconnues sur nos rivages, telles l’eucalyptus et le palmier. Siège de l’un des centres de recherches de l’INRA, cette immense cathédrale écologique magnifiée par Flaubert et George Sand accueille chaque année de nombreux visiteurs.